L’accessibilité, dénominateur commun de la médiation culturelle et du numérique?

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Le confinement a par contraste été l’occasion d’expérimenter l’une des facettes du numérique que l’on n’appréhendait pas forcément avant d’être contraint.e.s à la distanciation physique: le numérique comme milieu où évoluer. Le numérique comme terrain d’exploration, qu’il s’agisse de contenus (scientifiques, culturels, artistiques, …) ou de pratiques (de sociabilisation, de collaboration, professionnelles, …).

Nous projetant dans une nouvelle réalité tant physique que mentale, un espace inexploré jusqu’alors si ce n’est par les communautés natives du numérique (les gamers par exemple) – à l’intersection du “présentiel” et du “distanciel” – certains en sont même venus à évoquer avec humour le “démerdentiel“.

En matière d’accès à la culture, le numérique est entré dans une nouvelle lumière, devenant de facto “sine qua non”. Une situation qui pose la question de la médiation entre le public et l’oeuvre ou le contenu culturel, que nous avons posée à des acteurs de terrain durant un trimestre avec les étudiants de l’Ihecs et de l’ESA St-Luc dans le cadre du cours de “Théorie appliquée de la médiation culturelle”.

Appelé par le philosophe Bernard Stiegler ou l’archéologue des médias Yves Citton “vecteur de désintermédiation”, le numérique a pourtant, en ces temps confinés, rendu possible cette médiation. Et il est intéressant de se pencher sur la façon dont les opérateurs culturels se sont saisis des médias numériques pour entretenir le lien avec leurs publics, ajoutant à la couche technique de médiation numérique l’indispensable touche sensible sans laquelle aucune véritable médiation ne peut se faire.

Il est intéressant de se pencher sur la façon dont les opérateurs culturels se sont saisis des médias numériques pour entretenir le lien avec leurs publics, ajoutant à la couche technique de médiation numérique l’indispensable touche sensible sans laquelle aucune véritable médiation ne peut se faire.

On pourrait transposer la question de la démocratisation de la culture et de la démocratie culturelle en terres numériques, avec pour horizon les droits culturels (la plupart des usages observés relevant davantage de la première en ce que le numérique est mobilisé pour “donner l’accès” via des tuyaux, “le streaming de l’art”).

La question prégnante de la fracture numérique (de 1er et 2e degré) est là pour nous rappeler que nous ne sommes pas toutes et tous citoyens égaux en terres digitales. En matière d’accès à la culture en milieu numérique, les questionnements à l’oeuvre résonnent comme une invitation à opter pour une approche holistique: considérer la question de manière plus large pour entreprendre une vraie politique d’inclusion digitale.

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